Il est partit. Oui, en quelques coups de crayon, quelques papiers échangés, et il est partit, dans un van. Je ne me souviens même plus la dernière fois où je l'ai monter. Si, pour cette belle dernière séance de saut, avec Loïc, ce parcours si parfait effectué avec lui. Oserais-je encore regarder une photo de lui ?Non, il est bien trop beau, bien parfait. Je ne pourrais pas résister à l'envie de pleurer. Oserais-je encore prononcer son nom, sans sentir les larmes me monter aux yeux ? Trois années de suite que je l'aime à n'en plus finir, trois années de suite que je l'aime à remplir mon agenda de son nom, trois année de suite qu'il me remonte le moral toutes les semaines. Mais pour quoi vais-je me lever le matin maintenant ? Aucun autre cheval ne pourra le remplacer. Et même si je le revoit, ce ne sera que pour des caresses. Non, je ne pourrais plus jamais sentir ses coups de cul adorables sous ma selle, non je ne pourrais plus jamais sauter 10 centimètres au dessus de l'obstacle, non je ne pourrais plus jamais me dire en stage "Je vais monter Istoire". Et Otefond. Pourquoi irais-je maintenant que je sais qu'il n'y sera pas ? A la seule idée d'aller à Otefond sans lui, je sens les larmes monter. Le seul cheval que j'ai autant aimer. Oui, le seul. Il n'était plus un simple cheval. C'était Chou. Chou que Nadège aimait, qu'Hélène aimait. Que j'aimais.Il est partit du club un samedi, le samedi 29 Novembre 2008. Un samedi qui s'annonçait plutôt joyeux. Et maintenant, je ne veux plus y retourner. J'aime les autres chevaux, mais la simple idée qu'il ne soit plus là, à faire le con dans son boxe, me retient chez moi. Oui, je vais y retourner, mais la joie qui s'affichait sur mon visage à chaque venue, ne sera plus la même à présent. J'espère qu'il emporte avec lui le souvenir des cavalières qui l'aimaient. Ainsi s'achève l'histoire sur son souvenir, et le temps d'une absence.
Istoire, Je t'aime .